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Eau de l’Océan Atlantique
Dans la baignoire d’argent de ma maison de Londres,
Que ton odeur m’est douce et âpre, tandis
Que d’un bras humide
J’agite devant ma face un éventail parfumé !
Oh ! ici enfin je suis bien, avec l’Océan chez moi
Et Grosvenor Square vu à travers mille fleurs aux fenêtres.
Ma belle maison ! (Combien différente
De celle où je naquis à Campamento,
Au bord du désert d’Arequipa – au diable.)
Mais quoi ! je sens qu’il faut à ce cœur de vagabond
La trépidation des trains et des navires,
Et une angoisse sans bonheur sans cesse alimentée.

 

in Les Poésies d'A.O. Barnabooth (1913)

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